La Voleuse sans Ombre | Emily Gee

La Voleuse sans ombre

Auteur : Emily Gee

Illustration de couverture : Larry Rostant

Éditeur : Bragelonne

Année d’édition : 2009

Édition originale : Thief with no shadow, paru en 2007

Traduction française : Benjamin Kuntzer

Mots-clés : Magie, Pouvoirs, Malédiction, Légende, Voleur, Voleuse, Héroïne.

« Il existe un peu de magie en ce monde. Elle se transmet dans certaines lignées. » Il posa longuement les yeux sur Melke […]. Une forme de magie courait dans sa lignée, comme dans la sienne propre. Sa magie n’était pas néfaste ; elle était juste magique, tout comme la sienne.

Grâce à leur héritage magique, Melke et son jeune frère Hantje savent se rendre invisibles. Ils refusent de profiter de ce don pour s’enrichir par le vol (ce qui ferait d’eux des « spectres » méprisés de tous), mais sont tout de même persécutés dans leur pays d’origine, ce qui les pousse à fuir en espérant pouvoir se construire une vie ailleurs. Pourtant, un jour, Hantje cède à la tentation et tente de dérober les trésors des salamandres. Il se fait capturer et les cruelles créatures exigent de Melke qu’elle vole un collier détenu par les descendants des Sal Vere, une famille autrefois puissante ; en échange de quoi elles lui rendront son frère. La jeune fille s’exécute à contrecœur, sans savoir que son geste déchaînera une terrible malédiction sur cette famille. Tiraillée entre son frère et ces personnes qu’elle apprend à connaître et qu’elle veut aider, Melke découvre que même ses pouvoirs ont leurs limites face à des créatures issues de légendes…

« Ne leur dévoile jamais tes faiblesses, disait maman, pour qu’ils ne puissent jamais te sentir vulnérable. »

La Voleuse sans Ombre est dans ma PAL depuis quelques temps ; je pense l’avoir acheté lors d’une « opération ebooks » organisée par Bragelonne. C’est un roman one-shot (qui n’a donc pas de suite), assez court. Il m’a fallu plus de temps que prévu pour le lire parce que je suis actuellement en voyage et fort occupée, mais il se lit assez facilement.

Lorsque j’ai lu le résumé avant d’acheter le livre, j’avoue que je m’attendais à un tout autre type d’histoire. Je pensais qu’il y aurait beaucoup d’action, éventuellement des scènes de combat ou des opérations de vol à haut-risque. Mais j’ai sans doute lu tellement de résumés de romans à l’époque, lors de cette opération de Bragelonne, qu’il est possible que j’en ai mélangés certains. ^^ Ce récit est en fait davantage axé sur l’aspect psychologique des personnages et sur leur évolution, émotionnelle, mais surtout relationnelle.

L’auteur se concentre sur quatre personnages principaux : Melke et Hantje, ainsi que Bastian et Liana sal Vere, frère et sœur également, derniers descendants de leur famille dont les membres ont succombé peu à peu à une terrible malédiction. Le chien de Bastian, Endal, est aussi un personnage à part entière et joue un rôle important dans l’intrigue. Les quelques personnages secondaires sont quant à eux très peu développés, ce qui est également le cas du monde dans lequel se déroule le récit. Différentes créatures mythiques sont mentionnées, mais seules deux interviennent dans l’histoire : les salamandres et les psaarons (créatures marines à l’origine de la malédiction qui pèse sur les sal Vere). Je trouve dommage que l’auteur n’ait pas davantage approfondi et exploité cette mythologie, ainsi que le monde qu’elle a créé. On en a un aperçu quand Melke raconte son enfance à Bastian, mais tout cela reste malheureusement très superficiel.

La Voleuse sans Ombre se déroule en fait en grande partie en huis clos, dans la maison des sal Vere. L’auteur s’attarde sur les émotions de ses personnages, en détaillant leurs différents points de vue, mais aussi les problèmes de communication qu’ils rencontrent. Au début du récit, Bastian a un avis très tranché sur Melke, qu’il méprise car elle est un « spectre ». Cependant, alors qu’ils sont forcés de se côtoyer, ils vont petit à petit apprendre à se connaître… Même si la fin du roman est quelque peu prévisible, l’évolution psychologique de ces deux familles est très bien amenée et décrite. Emily Gee a une plume subtile et agréable, qui rend à merveille les différentes facettes de ses personnages.

Ma conclusion : Je m’attendais à plus d’action en me lançant dans cette histoire, mais j’ai finalement beaucoup apprécié le côté plus introspectif du récit. Emily Gee est une auteure prometteuse, cette première découverte m’a donné envie de lire ses autres romans.

Note : 15/20

Lu et chroniqué dans le cadre du Summer Holidays Challenge 2016.
Défi « Egypte » : Voyage unique ~ Lisez un livre qui n’a pas de suite.

J’ai terminé ce livre avant la fin du challenge, mais, étant en voyage à l’étranger, je n’ai malheureusement pas pu poster ma chronique plus tôt. Je vous prépare également un petit bilan de ce challenge et de mes lectures de l’été 🙂

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