La Horde du Contrevent – chapitres 14 à 16 | Alain Damasio

Chronique 5/6

Chapitre 14 – Véramorphe

Chapitre 15 – Ceux qui nous ont enfantés

Chapitre 16 – Norska, à travers l’échancrure

Science-fiction

Auteur : Alain Damasio

Illustration de couverture : Nicolas Fructus

Éditeur : Folio SF

Année d’édition : 2015

Mots-clés : Horde, Aventure, Vent, Science-Fiction

Fais ce que tu veux, Sov, vas-y puisque tel est ton destin, le destin de toute horde. Tu ne te pardonneras jamais de ne pas y être allé, sache-le. Au moins d’avoir essayé. Mais n’y va que si tu as décidé, au plus profond de toi, que tu es prêt à mourir pour l’Extrême-Amont. Et surtout : à voir mourir.

Un groupe d’élite, formé dès l’enfance à faire face, part des confins d’une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l’origine du vent. Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d’un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.

Avant-dernière étape du voyage vers l’Extrême-Amont. Nous retrouvons cette fois-ci la horde deux ans après la tour d’Ӕr et le passage de la porte d’Urle. Ils ont encore perdu quelques membres, et la fin de leur quête s’annonce des plus difficiles.

Le premier de ces trois chapitres décrit leur rencontre avec un véramorphe, un chrone qui révèle la vérité intérieure de quiconque entre en lui. Chacun des membres de l’équipe se lance et accepte de se dévoiler à ses compagnons. J’ai trouvé ce passage particulièrement intéressant, on en apprend énormément sur tous les personnages, non seulement lorsqu’ils pénètrent dans le chrone, mais aussi par leurs réactions à la véritable forme des autres. Certains, comme Oroshi, sont très sensibles à tous les détails et aux infimes variations du vif (l’âme de leurs compagnons) ; alors que d’autres, tel Golgoth, s’en soucient peu et ne distinguent que des formes grossières. Caracole reste une énigme ; on ne sait toujours pas qui il est vraiment, et lorsqu’il entre dans le chrone, celui-ci se détruit de l’intérieur, ce qui ne fait qu’ajouter au mystère qui plane autour du troubadour.

Après ce passage que j’ai trouvé passionnant, le chapitre suivant approfondit encore les personnages, puisque ceux-ci retrouvent enfin leurs parents, qui faisaient partie de la Horde précédente. Ces derniers se sont installés devant le col de Norska où ils ont construit un petit village, Camp Bòban, après avoir échoué à traverser les montagnes. La Horde prend quelques semaines pour se préparer à la traversée, suivant les conseils de leurs familles. Certains moments sont très touchants, notamment le dilemme de quelques personnages qui aimeraient s’installer là également, avoir des enfants et vivre en paix, mais qui ne peuvent se résoudre à abandonner leur équipe… J’ai cependant toujours du mal à comprendre le concept au cœur de l’histoire : les membres des Hordes qui ont des enfants les envoient en Extrême-Aval où ils sont formés pour constituer une nouvelle Horde qui va devoir refaire tout le chemin, ce qui leur prend 30 ans à pied. Pourquoi ne pas former eux-mêmes leurs enfants, qui pourraient ensuite continuer le chemin directement là où la horde précédente échoue ? Ils seraient alors plus jeunes et non fatigués par des années de voyage, et auraient plus de chance de réussir… Je ne comprends pas vraiment la logique de ce raisonnement, j’espère qu’une explication sera apportée avant la fin.

Mais la Horde se lance finalement à l’assaut de Norska, leur épreuve la plus difficile jusqu’à présent ! Des jours d’escalade sur la glace et de marche dans la neige les attendent. La montagne va leur coûter encore quelques-uns de leurs compagnons, dont Aoi, enceinte, qui décide à mi-chemin de faire demi-tour. Pour la première fois, nous aurons un aperçu des pensées et de la vie future d’un membre sans le reste de la Horde, avec son enfant qu’elle élève à Camp Bòban. Au milieu de la traversée périlleuse du col, cela apporte une touche d’espoir.

La fin du voyage se rapproche doucement. J’ai encore une fois beaucoup aimé ces trois derniers chapitres, les caractères des personnages s’approfondissent de plus en plus, et malgré les épreuves et les morts, il subsiste toujours un peu d’espoir. Nous verrons si cela se confirme avec la conclusion 🙂

Allez également découvrir l’avis des lectrices du blog Livr’aisons Littéraires, avec qui je réalise cette lecture commune !

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3 réflexions sur “La Horde du Contrevent – chapitres 14 à 16 | Alain Damasio

  1. Pingback: La Horde du Contrevent – Lecture commune 05 | Livraisons Littéraires

  2. Pour le cheminement de la Horde, je pense qu’ils déposent leurs enfants en Extrême-Aval afin qu’ils puissent pendant leur voyage rencontrer les 9 formes de vent, je ne sais pas s’il y aura une explication plus approfondie 😮 Contente que cette lecture te plaise 🙂 Alors, est-ce que l’Extrême-Amont existe selon toi et est-ce qu’ils vont y arriver? :p

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    • Oui, mais ça n’explique pas pourquoi chaque Horde est obligée de rencontrer les 9 formes, chacune pourrait partager ce qu’elle sait avec les autres ^^ Ils sont quand même fort soumis à ces traditions un peu illogiques, on verra bien si ça s’éclaire un peu dans les trois derniers chapitres :p
      Et j’espère pour eux qu’ils vont y arriver, après tout ce périple; mais vu comme la Horde se réduit, ça m’a l’air assez compromis ^^’

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